La coopération judiciaire entre la France et le Liban est essentielle, notamment dans la lutte contre la délinquance économique et financière et la lutte contre le terrorisme. Elle se décline aussi en matière civile et dans la formation des professionnels du droit. À cette fin, plusieurs réunions de travail se sont tenues avec mon homologue libanais et ami Adel Nassar à la suite de ses deux déplacements à Paris.
Lors de ce déplacement, j’ai également rencontré le Président de la République libanaise M. Joseph Aoun, le Premier ministre M. Nawaf Salam et le président du Parlement M. Nabih Berri. J’ai aussi échangé avec des membres de la société civile libanaise et des avocats français et libanais exerçant au Liban, qui font vivre au quotidien l’amitié ancienne et profonde qui lie nos deux pays.
Avec mon homologue et ami, M. Adel Nassar, nous avons réaffirmé notre volonté commune d’améliorer encore la qualité de notre coopération judiciaire au service de nos deux pays. Nous avons aussi évoqué l’ensemble des réformes législatives engagées par le Liban dans le domaine judiciaire. Nous avons également signé deux accords renforçant la coopération entre nos deux pays. Le premier va intensifier le dialogue et l’assistance mutuelle entre nos institutions judiciaires. Le second va fluidifier l’inscription aux barreaux pour les avocats français et libanais. Deux pas significatifs, utiles à nos professionnels du droit et témoins du lien unique qui lie la France et le Liban.
Je remercie M. Nawaf Salam, Premier ministre du Liban, pour l’échange que nous avons eu et au cours duquel nous avons évoqué les grandes réformes institutionnelles portées par ce pays ami dans le domaine de la Justice, mais aussi en ce qui concerne l’économie, à l’instar de la loi récemment adoptée sur le secret bancaire.
Enfin, j’ai été très honoré d’avoir été reçu par le Président de la République libanaise, M. Joseph Aoun, à qui j’ai transmis les messages du Président de la République Emmanuel Macron, saluant notamment l’abolition récente de la peine de mort au Liban, ainsi que les réformes engagées au service de l’indépendance de la Justice. J’ai par ailleurs rappelé l’indéfectible soutien de la France au respect de la souveraineté du Liban, tout en revenant sur la mort de soldats français engagés au sein de la FINUL, qui appelle une réponse ferme de la Justice libanaise.
